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a/ Exemple: faute à l'obstacle à la suite d'une bascule du bassin:

Je suis souvent appelée pour des problèmes de saut d'ostacle avec faute systématique des postérieurs. Le cas de Filou, anglo-arabe de 9 ans, était celui-ci. L'examen à distance révèle une absence d'engagement du postérieur droit. A la palpation, on observe un basculement du bassin de droite à gauche: la pointe de la hanche gauche est plus basse que la droite sur le cheval d'applomb (les deux pieds à même niveau). Le bassin est en blocage énergétique, les réactions aux tests palpatoires sont très diminuées, les muscles du dos sont hypertendus (dos dur). Après un rééquilibrage énergétique et une décontraction musclulaire, le replacement du bassin devient possible par manipulation. En fin de séance, je contrôle le bon positionnement du bassin, redevenu symétrique. La récupération après trois jours de repos est parfaite, et le premier concours quinze jours plus tard est une réelle satisfaction pour la cavalier.

b/ problème comportemental et régulation ovarienne:

Le cas de Jacotte est aussi classique: la jument "colle à la jambe" dès qu'elle est en chaleur, c'est à dire qu'elle refuse de répondre à l'action d'une jambe du cavalier. L'examen à distance révèle une raideur du postérieur gauche. A la palpation des points énergétiques correspondants aux organes génitaux, la jument se défend et rue, puis se relache pendant le rétablissement de la circulation de l'énergie à ce niveau. Il apparait alors une éruption de boutons sur la croupe, qui disparaitront environ trois heures plus tard. Après des séances purement énergétique de ce type, les chevaux sont très fatigués. J'associe ma séance à des compléments phytothérapiques dans ce cas précis. Celui-ci nécessite le plus souvent un contrôle régulier. Depuis la manifestation de ces chaleurs est beaucoup plus discrète, et n'a pas de conséquence sur son travail.

c/ remarque au sujet de la maladie naviculaire

L'hypothèse retenue par Eddy Deforest, osteopathe de référence, est celle qu'une boiterie haute inaperçue donne lieu à une compensation systématique: une tension chronique des fléchisseurs aboutissant à une compression excessive et durable naviculaire. Ainsi dans certain cas, la maladie naviculaire serait l'aboutissement de lésion ostéopathique non traitée, ce qui confirme s'il en était encore besoin que l'action préventive ou précoce de l'ostéopathe est bénéfique, voire indispensable.

d/ une notion essentielle: la collaboration entre spécialistes complémentaires quant à leurs compétences.

Il est bien évident que l'osteopathe ne peut et ne veut pas se substituer au vétérinaire; au contraire ses connaissances et son domaine d'action bien différent sont complémentaires de ceux du pur thérapeuthe responsable de la santé proprement dite. Leurs interventions de concert permet donc des résultats plus satisfaisants et plus adaptés aux besoins.
Cette collaboration fructueuse serait également souhaitable entre tous les acteurs et responsables du bien-être et de la performance equine, c'est à dire les maréchaux ferrant, les éleveurs, les entraîneurs et les cavaliers.
Ainsi, tous les facteurs seraient réunis pour obtenir un cheval "bien dans sa tête, bien dans son corps et performant".

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